Amalgame

Incendies est un film dramatique québécois réalisé par Denis Villeneuve et sorti en 2010. Le film est inspiré de la pièce de théâtre Incendies de Wajdi Mouawad, elle-même inspirée de la vie de Souha Bechara. Il est présenté en première mondiale lors de la 67e Mostra de Venise et sélectionné dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère en vue de la 83e cérémonie des Oscars. Le film a remporté neuf prix à la 13e cérémonie des Jutra le 13 mars 2011, dont celui du meilleur film et du meilleur scénario. Incendies est considéré comme l’un des 10 meilleurs films de 2011 par le New York Times.

J’écris ces mots avec des larmes qui coulent sur mes joues à la suite de mon visionnement de ce film qui m’a fait beaucoup réfléchir. Son histoire est inspirée de la vie de la militante Soha Bechara, une femme qui s’est battue pour un Liban démocratique et libre.

Au début du film, je me concentrais beaucoup plus sur le Liban, le pays que j’avais l’habitude de voir dans les films et séries égyptiens comme un endroit paradisiaque pour y passer le honeymoon, le pays dont histoire parle de la différence qui a divisé son peuple et son territoire. La seule question qui me tournait dans la tête tout au long de la première partie du film, c’était : « Comment est-ce possible que des êtres humains vivent tout ça chaque jour de leur vie et que le reste de la planète n’y change rien ? » Ce n’est pas normal que ces choses terribles arrivent chaque jour sur notre planète, non ? Une guerre après une guerre, des gens qui meurent partout. Dans le film, on n’accuse aucun parti, ni même la religion, comme des réalisateurs le font d’habitude ; au contraire, cette œuvre est présentée comme un axe historique rempli de sang, rempli de haine sans motif. Je ne suis pas experte de politique ni de religion ni d’histoire, mais je suis humaine avec un cœur qui se déchire de voir qu’un pays aussi beau comme le Liban vit ces guerres depuis les années 70.

Ensuite, dans la deuxième partie du film, je regardais Nawal et je me disais : « Quelle force Dieu a mise dans cette femme ! » Une histoire d’amour, interdite par la religion et par la culture, fait naître de son personnage une femme prête à tout.

Je ne pourrais pas trouver de mots pour décrire ce que j’ai ressenti quand j’entendais les cris des filles qui se faisaient violer. J’ai bouché mes oreilles sans faire exprès avec les larmes qui coulaient, et là, je me suis rendu compte qu’elle chantait. Dans ce malheur, elle chantait ! La violence qu’elle subissait pendant 13 ans, des viols consécutifs, des scènes qui déchirent le cœur. À la fin de Incendies, je ne pourrais pas te décrire à quel point je haïssais ce violeur. La dernière scène du film m’a complètement tuée… Il est debout là, devant son passé noir, son présent gris et un avenir complètement flou, il doit vivre une telle torture psychologique. J’ai versé des litres de larmes en imaginant chaque sentiment que vivaient les personnages : les jumeaux, le père, le fils, Nawal, prisonnière numéro 72. Je ne sais pas comment le destin est fait, mais je n’aurais jamais cru qu’il pourrait être aussi incompréhensible et dur à la fois.

Au final, je te suggère fortement de voir ce film. Je te promets que tu ne seras pas déçu.

As-tu déjà vu le film ? Quels sont tes impressions ?

  • Les opinions exprimés dans ce texte ne concernent que l’auteur de l’article

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