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Prendre soin de soi lorsque la culture du viol fait la une

Les récents scandales Weinstein et Salvail ont propulsé les agressions sexuelles à la une de tous les médias.

Pour nous survivant.e.s de traumatismes sexuels, cela peut avoir un impact doux-amer. Bien que nous sachions que rompre le silence autour de la culture du viol et des agressions sexuelles est nécessaire pour que nos sociétés se débarrassent de ces maux, en entendre constamment parler, surtout dans un contexte où les agresseurs ont souvent autant, sinon plus, de temps d’antenne que les survivants peut être retraumatisant.

Chaque fois que je vois passer un article sur un.e survivant.e dénonçant une agression, mon cœur se remplit d’amour et de fierté pour eux. Mais en une fraction de seconde, ces émotions sont remplacées par la peur. Peur de l’angle que choisira le/la journaliste. Peur du traitement que réservent nos sociétés aux survivant.e.s qui osent dénoncer des abus. Est-ce que les survivant.e.s seront blâmé.e.s ou jugé.e.s dans l’arène publique alors que les agresseurs recevront automatiquement le bénéfice du doute?

Lorsque ces craintes sont validées, c’est à ce moment-là que je décide de me retirer de tout ça et je t’encourage à en faire autant.

Oui nous sommes des survivant.e.s et oui, nous faisons intrinsèquement partie de ces conversations. Mais nous avons le droit de choisir quand et comment nous contribuons à ces conversations. Personne n’a le droit de nous forcer à y participer ni de leur porter attention. Nous le faisons à notre propre rythme, quand et si nous le voulons et toujours, toujours, toujours, sans se sentir coupable si nous ne voulons pas participer. Parfois, se retirer est ce qui fait du bien. Dans mon cas, ça m’aide à me recentrer sur moi-même et à garder l’équilibre.

Une façon efficace pour moi de le faire est d’identifier plusieurs choses que j’aime faire avant d’être triggered. Je l’appelle mon kit d’urgence d’amour-propre, un peu comme un kit de premiers soins. Cela peut être de la méditation, écrire dans mon journal, prendre soin de mes fleurs, regarder mon émission préférée, et la liste continue.

Je prévois que nous entendrons de plus en plus parler de la culture du viol dans nos sociétés. Pour cette raison, je pense qu’il est favorable de se donner la permission de créer du temps pour prendre soin de nous. Nous pouvons aussi nous donner de l’espace pour déterminer comment nous voulons contribuer ou pas à ces conversations.

Nos kits d’urgence d’amour-propre peuvent jouer un rôle clé dans ce domaine en nous permettant de vivre nos émotions et ne pas les refouler. Si on est down, on se donne le droit d’être down pour ensuite voir ce que nous pouvons faire pour nous remettre sur pied.

Si tu ne sais pas par où commencer, 21 Jours d’amour-propre est un bon point de départ. C’est un défi gratuit de 21 jours dans lequel tu reçois directement dans ta boîte de réception des exercices pour t’aider à (re)construire une relation aimante et saine avec toi-même.

J’ai créé ce défi parce que lorsque j’ai réalisé à quel point mon réservoir d’amour-propre était sur E, je ne savais pas comment le remplir. Les conseils que je partage t’aideront à embarquer sur le chemin vers l’amour-propre et à prioriser ton bien-être plus facilement.

Prendre soin de soi

Le défi commence le 1er décembre. Réserve ta  place ici et dis-le à un.e ami.e. Je sais que faire ce travail peut être intimidant, mais tu es capable et tu n’as pas à le faire seul.e.

Dans l’attente de marcher avec toi sur ton chemin vers l’amour-propre sans retenue.

Par Nydia Dauphin texte originale publié ici

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